mardi 12 février 2013

Sus aux 'crobes venus du froid !




Dimanche soir, j'ai commencé à me sentir un peu patraque : migraine fiévreuse, frissons dans tout le corps, ganglions au niveau de la gorge... V'là la grippe qui s'annonce... Une bonne nuit de repos et au chaud n'a pas suffit, le lendemain elle avait pris toutes ses aises !

Mais combattre les « démons », quels qu'ils soient, voilà ma spécialité... Alors, comme on me le demande souvent, surtout ces dernières semaines, je vous livre ici ma formule « anti-crève » (1), indiquée en cas de grippe, et de refroidissement en général. Sachant que toute « formule » s’avérera toujours plus efficace si vous la doublez d'un moral (mental et émotionnel) en béton, ce qui est question de volonté et non pas de capacité !

S'hydrater

Très important, les liquides permettent entre autre au corps d'éliminer les toxines (encore plus présentes en cas de maladie infectieuse).

Ne boire QUE de l'infusion concentrée de thym vrai (Thymus vulgaris), ou de son cousin le serpolet aux vertus un peu moins prononcées (antiseptique, stimulant, antispasmodique...), chaude s'il vous plaît. Un litre c'est bien (mais on peut en faire davantage) à consommer sur la journée, moi j'en prépare ½ litre le matin et une deuxième dose l'après-midi (car mon thermos ne fait que 500 ml).

Dans un litre d'eau menée au préalable à ébullition  on fait infuser (hors feu) 10 minutes deux cuillères à dessert bombées de thym séché (couvrir le récipient). On filtre, on ajoute l'équivalent du jus d'un demi-citron (celui en bouteille convient également, mais par pitié, pas de sirop genre Puulco, du vrai jus de citron sans additifs uniquement!) et une bonne cuillère à dessert de miel bio (de thym c'est l'idéal, mais tout autre miel conviendra aussi). Pourquoi bio ? Pour avoir un max de garantie qu'il s'agisse bien de miel à 100% et non pas de miel mélangé de la mélasse ou autre substitut comme c'est souvent le cas dans le commerce classique... Evidemment, si vous connaissez un apiculteur de confiance, n'hésitez pas, autant faire dans le local.

Se nourrir

Avec la grippe, y a pas grand chose qui passe... Il faudra avant tout écouter votre corps. Mais il y a quand même des aliments à éviter :

- les produits laitiers qui augmentent la production des sécrétions internes (comme les glaires), ainsi que le chocolat pour les mêmes raisons ;
- les aliments laborieux à digérer (le gras qui alourdit, le trop sucré ou épicé qui irrite..) et ceux que votre métabolisme ne supporte pas bien en temps normal (ce qui est propre à chacun).

Pour ma part, mes repas se sont bornés à du pain grillé avec de la gelée de coings, celle-là même que l'on recommande en cas de gastro (grippe intestinale). Et en prime, cette « confiture » est délicieuse !

La grosse artillerie

En interne, il nous faut :

- de la vitamine C. On a le choix entre les comprimés à croquer/sucer à l'acérola (existe aussi en poudre), cette petite cerise des climats chauds qui en est très riche, ou du cynorrhodon (encore en poudre), le fruit de notre bon vieux rosier sauvage, l'églantier (Rosa canina). Par contre, évitez l'orange, qui n'est pas si riche que ça en vitamine C contrairement aux idées reçues (le kiwi, le citron, le cassis et d'autres en contiennent bien plus), et dont l'acide citrique est difficile à digérer (irritant).

- quelque chose qui agit contre la douleur et la fièvre excessive (la fièvre est salutaire car aide à évacuer les toxines), et qui soit anti-inflammatoire : la saliciline (de quoi est issu l'acide salicylique). Vous vous doutez bien que les « p'tits cachets » ne sont pas les bienvenus chez moi (même si j'en garde toujours dans ma pharmacie pour un dépannage), donc on va chercher à la source : teinture-mère de saule (plus particulièrement Salix alba), à raison de 20 gouttes dans un peu d'eau, trois fois par jour, avant les repas.

Et en externe, ce sera une onction à base d'huiles essentielles (2) sur un support d'huile végétale. Je conseille toujours de faire la synergie d'he dans un flacon en verre ambré à part, que l'on pourra garder plusieurs années sans problème, et de prélever la quantité voulue lors de l'utilisation.

Voici pour la synergie d'huiles essentielles, en pourcentage plutôt qu'en gouttes, sachant qu'un % de 100 ml correspond à 1 ml, et qu'il y a environ 25 gouttes dans 1 ml d'he (3) :

- 30% d'eucalyptus radié (Eucalyptus radius) pour ses vertus expectorantes, antitussives, antivirales, antibactériennes et anti-inflammatoires.
- 40% de ravintsara (Cinnamomum camphora) pour ses vertus antivirales et antibactériennes, mais surtout d'immunostimulant et énergisant puissant.
- 15% de laurier noble (Laurus nobilis) pour ses vertus antalgiques, antibactériennes, antivirales, expectorantes et mucolytiques.
- 15% de pin sylvestre (Pinus sylvestris) pour ses vertus antiseptiques, expectorantes, mais surtout cortisone-like.

Au moment venu, on mélange 10% d'he et 90% d'hv (olive ou jojoba si on veut conserver le mélange sur l'année, sinon peu importe : tournesol, sésame, macadamia...) dans un flacon ambré, et on applique quelques gouttes en massage sur le haut du dos et le thorax (perso j'en mets aussi un peu au niveau de la gorge, là où je fais facilement des ganglions), trois fois par jour.

Pour finir...

Du repos, et encore du repos ! Si possible, une bonne douche chaude (éventuellement un bain chaud mais 20 minutes max), après laquelle on se couvre bien et on file se calfeutrer au lit... car gare aux courants d'air !

Je vous invite en outre à diffuser dans votre habitation (particulièrement dans la chambre et les pièces que vous occupez le plus), afin d'en assainir l'air, de l'he d'eucalyptus radié (Eucalyptus radius) et d'eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus), à l'aide d'un diffuseur, d'un brûle-parfum, d'un brumisateur, d'un bol d'eau mis sur le radiateur, de quelques gouttes versées sur une pierre d'argile...

Vous pouvez même utiliser cette synergie en inhalation (une ou deux gouttes de chaque he dans une casserole d'eau bouillante, une serviette sur la tête, et hop, on « sniffe »... mais sans se brûler!) en cas de gorge prise.

Enfin, gardez toujours un esprit combatif et positif, les "démons 'crobes" ne sont rien face à votre volonté de vaincre : devant elle, ils ne peuvent que rendre les armes! N'oubliez jamais que votre corps a besoin du concours d'un mental et émotionnel forts pour s'équilibrer...


Grâce à ce traitement, ma grippe, qui était bien costaude, est passée en 24h. Je reste néanmoins tranquillement au chaud encore aujourd'hui, mais les symptômes désagréables de cette chipie ont disparu. Et en prime, pas d'effets secondaires (flore interne déréglée, urticaire, herpès buccal...) avec les remèdes (utilisé avec bon sens) de Mère Nature, c'est pas beau ça ?


*******************************************


(1) Pour éviter tous malentendus, je ne suis PAS médecin et les indications que je donne dans cet article ne vous dispense pas de consulter un praticien agréé si nécessaire. Je partage ici simplement mon expérience personnelle qui repose sur mes recherches en autodidacte (ce que je transmets est ce qui a porté ses fruits sur moi-même et les proches qui ont voulus de leur propre chef suivre mes conseils).

(2) Attention, l'usage des huiles essentielles impliquent des précautions préalables : pour celles que vous n'avez jamais utilisé, faites un test de tolérance en appliquant une goutte diluée (fortement si elles sont dermocaustiques, comme l'he d'écorce de cannelle par exemple) dans de l'hv dans le pli interne du coude, et si rien ne se produit dans les 24h (démangeaisons, éruptions cutanées... les rougeurs ne sont normales que pour les he rubéfiantes), c'est ok (pour les autres, elles seront, selon la réaction observée, soit à proscrire soit à diluer plus fortement). De plus, on évite de donner des he aux femmes enceintes, aux enfants en bas âge et aux personnes grabataires (certaines sont tolérées mais les utiliser demande une connaissance poussée en la matière).

(3) Selon le compte-gouttes de votre flacon, un ml d'he peut contenir entre 20 et 35 gouttes (environ). A moins d'avoir l'info du fournisseur (comme chez AZ) ou de vérifier soi-même avec une mesurette de précision, on peut couper la poire en deux et estimer qu'un ml fait 25 gouttes.

7 commentaires:

  1. en diffusion, on a aussi l'huile essentielle de citron qui est la meilleure anti septique aérienne!

    merci pour ton article ma belle !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je confirme... mais le citron j'évite, il attise trop ma gourmandise!! :D

      Merci ma Nat, j'en ai autant concernant tes propres articles, plein d'infos et de joie de vivre, c'est fou ce que ça fait du bien ;)

      Supprimer
  2. Bonjour,
    Je suis tout à fait d'accord avec vos remèdes naturels contre la grippe
    j'ai remarqué une erreur quand vous faites allusion à l'aspirine vous parlez d'acide salicylique;en réalité l'aspirine s'appelle l'acide acétylsalicylique. L'acide salicylique est réservé à l'usage externe
    contre les verrues-les cors éventuellement l'acné . Avant d'être synthétisé, l'aspirine était extraite du saule ( salix)
    Cordialement
    B.REGNIER

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir B. Regnier,

      Sauf erreur, il me semble que l'acide acétylsalicylique est la molécule synthétique "copiée" de l'acide salicylique issue du saule, d'où le nom de cet acide. Celui-ci est également présent (dans une moindre mesure?) dans la reine des prés, Spiraea ulmaria, qui a quant à elle inspiré le terme "aspirine".

      Ceci dit, je ne parlais pas forcément d'Aspirine, mais des cachets contenant de l'acide (acétyl)salicylique, comme Doliprane, Dafalgan, ...

      Mais vous me faites douter du coup, acétyl ou pas, je m'en vais vérifier... Le seul regret que j'ai est probablement de ne pas avoir fait médecine dans ma jeunesse...

      En tout cas merci pour votre commentaire, il va me permettre de consolider encore davantage mes connaissances!

      Supprimer
    2. Après recherches, il s'avère que j'aurais du plutôt parler de saliciline (je corrige ça dans mon article), le principe actif agissant contre la fièvre et la douleur, que contiennent naturellement les feuilles et l'écorce des saules (en différentes proportions selon l'espèce et la partie de l'arbre). L"acide salicylique serait obtenu après manipulation chimique de la saliciline.

      Concernant l'acide acétylsalicylique, plus connu sous le nom d'aspirine ("a" pour "acétyl", "spir" pour "spiraea" - la reine-des-prés aurait-elle fini par supplanter le saule? - et enfin le suffixe "ine", usuellement utilisé en pharmacopée pour désigner les médicaments), il s'agirait bien d'une substance obtenue par transformation en laboratoire (et non pas "copiée", autant pour moi), plus précisément par acétylation, de l'acide salicylique.

      J'en apprends décidément tous les jours, et j'adore ça ;)

      Supprimer
  3. toujours agréable de te lire Svava.
    Surtout, bien se couvrir la nuit. Limite trop. Transpirer, ca marche super pour moi. Mais il est indispensable d'avoir de quoi se changer rapidement, histoire de ne pas reprendre froid dans un pijama humide.
    bizzz ma belle.

    Chouette

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout à fait Chouette, j'ai presque envie de dire que là est le seul remède vraiment indispensable : se reposer et suer! Et comme tu le soulignes très justement, l'humidité des vêtements (et du linge de lit, de fait) est à fuir autant que les courants d'air...

      Supprimer